La formation

Sur le point de partir vers Strasbourg afin de débuter la formation instrumentaliste, un e-mail nous informe, d’autres hivernants et moi-même, que les deux premières rotations  du bateau sont fusionnées pour des raisons logistiques suite à l’affectation du nouvel Astrolabe. Prise de conscience soudaine que mon départ va s’effectuer un mois et demi plus tôt : le 30 octobre au lieu du 20 décembre initialement prévu ! Sans avoir le temps de réfléchir à ce que ce décalage implique, je me retrouve catapulté sur le campus de l’université de Strasbourg à découvrir deux des programmes scientifiques auxquels je vais contribuer sur place, ainsi que les personnes qui les coordonnent. Ce sera également l’occasion d’apprendre à connaître les informaticiens des autres districts des Terres Australes; Jibé, Cyprien et Romain; avec qui j’effectuerai l’intégralité de ma formation. Le temps est à l’apprentissage et aux nouveautés. Les généralités échangées, on nous emmène au chalet du Welschbruch dans lequel nous sommes logés. L’endroit ne manque pas de charme, situé dans les Vosges et à 15 minutes en voiture de la ville la plus proche, Barr.

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La bâtisse est rustique, mais chaleureuse, où il fait bon vivre (et manger) ! La formation, tant sur le côté théorique que pratique, est très intéressante et nous prenons rapidement en main les outils qui nous permettrons d’effectuer nos mesures sur place.

Et le cadre… le cadre est idyllique. Après avoir passé de trop nombreuses semaines en métropole, on en oublie facilement la simplicité mystérieuse qui se cache en pleine nature, et on se réjouit alors silencieusement de pouvoir parcourir avec des yeux d’enfants les paysages qui s’offrent à nous. Mais le plus impressionnant reste encore la faune qui peuple ces monts et vallées avec une concentration telle que je n’aurai pu l’imaginer. Des dizaines de sentiers sillonnent les futaies au départ du chalet et il suffit d’en emprunter un durant quelques minutes pour découvrir avec émerveillement la vie foisonnante des bois environnants.

Une laie et sa portée de marcassins retournant la terre à la recherche de tubercules, des biches volatiles dont l’odeur si caractéristique pourrait à elle seule définir celle de la forêt, ou encore des cerfs dont le brame guttural résonne à des kilomètres à la ronde et impose le respect. Tout ceci nous place au milieu d’une parenthèse sylvestre dont on appréciera chaque instant, conscients que l’écosystème dans lequel nous allons bientôt évoluer sera radicalement différent.

 

 

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